Crossfit

Sun’s out, guns out!

En ligne et sur place, grosse vente Reebok ce weekend. Dépêchez-vous pendant qu’ils ont du stock…



CrossfitCrossfit momDay to lifeMotivation

Ça y est, la grossesse est derrière moi depuis maintenant 2 mois. Pendant que mon petit poulet dort, je peux vous raconter la dernière partie de ma grossesse.

J’ai été du type choyée pas mal tout le long de ma grossesse. Pas de complication, top shape comme on dit. J’ai même fait un entraînement la journée de ma date prévue d’accouchement. Je me sentais bien alors pourquoi pas ? J’ai fait des pull-ups en série de 5 jusqu’à la toute fin et j’ai continué avec les wods réguliers avec seulement quelques petits changements à cause de ma bédaine qui prenait trop de place.

Somme toute, je suis bien contente du parcours que j’ai eu. Je me suis écoutée jusqu’au dernier jour.

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Le wod 16.5 annoncé et mon copain étant sur le point de terminer la saison des Open, je me suis dit: Ok, mon corps attend la fin des Open pour… accoucher. Date prévue d’accouchement, 25 mars 2016, un vendredi, mon chum fait son wod. Ouf, parfait, on est prêts maintenant…. La nuit passe, rien ne se passe. Lendemain matin, on décide alors d’aller encourager nos amis du gym pour leur dernier wod ! En quittant le gym, j’avais un pressentiment. Je ne retournerais plus au gym avant d’avoir mon bébé. Alors, après le brunch classique post-wod, je dis bye à tous les gens en disant, c’est la dernière fois que vous me voyez avec une bédaine.

La nuit de samedi, comme si je le savais, j’ai creuvé mes eaux… Le plus gros wod de ma vie commençait à 2h du matin le 27 avril 2016.

Comme dans la vie on ne peut pas tout contrôler, sans détails, j’ai été 18h sans épidurale. Le plus gros tabata jamais vu. 1:30 d’effort, 30sec de repos. Finalement après plusieurs complications, j’ai fini mon aventure en césarienne le 28 mars 2016 à 10:26. 32h de travail après quoi j’aurais du crier TIME et recevoir mon prix, mon bébé.

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Sans blague, pour cette dernière étape, de la grossesse, je crois sincèrement que le CrossFit m’a aidé au niveau du mental. Quand rien ne se passe comme prévu, que le bébé ne fait pas le chemin qu’il devrait faire, que chaque fois qu’une infirmière fait une vérification, tu as de super grosses contractions, mais pas d’avancement, le mental, comment bien gérer la souffrance, aller chercher la force dans le «dark place» pour 18h… quand tout semble s’écrouler, mais que tu te dis, non, ça va aller on continue…

Aussi, après 32h, quand le médecin te demande : Est-ce qu’on va le chercher ton bébé ? C’est savoir trouver l’humilité de dire, j’ai tout donné et c’est maintenant le temps de voir mon fils.

Convalescence plus longue… Arrêt total pour 6 semaines avec seulement le droit de lever mon bébé, rien de plus. J’ai pris des marches… beaucoup de marches, qui après 20 minutes me faisaient mal.

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Je suis maintenant à 2 mois post-partum, le poids de la grossesse est tout parti, mais le tonus n’est pas revenu encore. La semaine dernière, j’ai fait mon premier petit training d’intervalle de jogging/marche. Le plus long 3 km de ma vie, haha. Pour finir avec une cinquantaine de push-up et des exercices de cuisses. Depuis, je suis retournée 4 fois au gym et je suis bien contente de recommencer tranquillement les wods.

Pas le droit d’haltérophilie ou d’abdos pour encore quelques semaines, mais je reviens peu à peu, avec un mental encore plus fort et la capacité de contrôler mon «dark place» comme jamais au par avant.

Prochaine étape… Être une mère qui fait du CrossFit 😉

CrossfitCrossfit Games 2014

  Par Alexandre Beaulieu, D.C et Athlète Crossfit

Intro

Le handstand push-up est un des mouvements de gymnastique les plus difficile à effectuer au Crossfit et aussi, un des plus complet. Il demande force, contrôle, coordination et agilité. Les muscles des épaules, les triceps, les biceps, les muscles stabilisateurs du tronc, ainsi que les fessiers sont mis à contribution lors de ce mouvement.

Étant un mouvement de grande virtuosité, beaucoup de débutants se lancent à sa poursuite sans vraiment avoir les capacités nécessaires pour l’effectuer. Alors, les gens placent 1, 2, 3, et même 4 abmats et essaient de descendre tranquillement (ce qui arrive rarement au début), arrivent en bas, écrasent leur tête dans les abmats et essaient de remonter avec le fameux ‘’kipping’’ En faisant cela, ils compressent leur colonne cervicale et augmentent considérablement les risques de blessures au cou.

Anatomie 101

Figure 1 : Évidemment, tous les muscles et certains os ont été enlevés pour alléger l’image et facilité la compréhension

1Votre cou est composé de 7 vertèbres cervicales comme tous les mammifères (même la girafe!), de ligaments, de plusieurs muscles, de tendons et de nerfs. Sur la photo, nous notons qu’entre chaque vertèbre il y a un disque intervertébral (bleu gris) et des nerfs (jaunes) qui sortent de chaque côté par des trous. Ces trous se nomment foramen. Les nerfs proviennent de la moelle épinière qui se retrouve dans votre colonne vertébral et qui est la continuité de votre cerveau.   Lorsque quelqu’un tire sur votre cou, les foramens s’agrandissent légèrement et vice-versa lorsqu’une pression est mise sur votre tête. Cela ne vous fait pas penser à quelques choses? En effet, lors du kipping handstand push-up, l’athlète met tout le poids de son corps sur sa tête pendant une fraction de seconde pour les plus expérimentés et durant plusieurs secondes pour les débutants. Pour quelques répétitions, les risques ne sont pas élevés. Par contre, sur une période prolongée, c’est-à-dire plusieurs répétitions réparties sur plusieurs entraînements, de l’irritation et des dommages peuvent être causés aux tissus avoisinants et aux nerfs. En ce qui concerne les disques, à force d’être mis sous pression, ils peuvent se bomber, se déchirer et provoquer à la limite, une hernie discale. Une blessure à un disque intervertébral peut entraîner de la douleur au cou, une diminution de la force dans le bras, une perte de sensation à différents endroits du bras ou de l’épaule et divers symptômes qu’on préfère éviter! Quelques tests orthopédiques que nous faisons en chiropratique pour déterminer la possibilité d’une protrusion discale (hernie) ou d’une irritation facettaire (articulations entre les vertèbres) demandent justement d’exercer une pression sur la tête dans différents angles avec nos mains! Cela ne vous rappelle pas une situation précise?

Mouvements à privilégier

Voici une liste d’exercice qu’il faudrait privilégier afin de remplacer les kipping handstand push-up et progresser vers le handstand push-up strict;

  • Toutes les progressions possibles avec la boîte.
  • Strict Press avec une barre d’haltérophilie (recrée le mouvement qu’on veut avoir lors du HSPU)
  • Strict Press avec des Kettlebell ou des poids libres (demande plus de stabilité)
  • Push-up, dips, ring dips
  • Handstand hold
  • Handstand push-up strict pour débuter et passer à une alternative lorsqu’on sent qu’on perd de l’intensité dans le WOD.

Il est possible d’avoir une progression sécuritaire afin d’améliorer les composantes nécessaires pour effectuer un handstand push-up strict. N’hésitez pas à demander à votre coach, il peut assurément vous aider!

L’aspect compétitif

Pour avoir participé à plusieurs compétitions à différents niveaux, je suis parfaitement conscient que le handstand push-up est un mouvement à maîtriser pour bien performer. Il est vrai, aussi, que le kipping permet d’économiser de l’énergie et peut permettre d’aller plus vite dans un WOD (Dan Bailey, en 2012, a fait le temps le plus vite au monde à DIANE en faisant des strict HSPU, mais bon…), mais lors des entraînements il est préférable de prioriser le HSPU strict. Pourquoi? Tout simplement, parce qu’au gym, on s’entraîne pour être meilleur dans les mouvements qui sont nos faiblesses. À quoi sert d’être le plus rapide au gym à tout prix? Sommes-nous pas mieux de privilégier des répétitions de qualité en strict et aller moins vite lors des WODS avec HSPU? Est-il possible de faire un mouvement alternatif pour diminuer le risque de blessures? Je préfère grandement diminuer mon risque de blessure, continuer à m’améliorer et m’entraîner que de risquer une blessure. Surtout qu’il y a plusieurs alternatives beaucoup plus bénéfiques que le kipping handstand push-up! Je ne dis pas de bannir le kipping de vos entraînements, mais bien, de le pratiquer à l’occasion pour garder l’habileté si vous faites des compétitions.

Développer les aspects suivants; force, contrôle, coordination et agilité avec les exercices mentionnées plus haut. Lorsque ceci sera maîtrisez, vous pourrez vous lancer à la poursuite de votre premier HSPU strict! Améliorez-vous, mettez votre égo de côté à vouloir être RX à tout prix et sauvez votre cou!

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                Dr Alexandre Beaulieu, chiropraticien
[email protected]
514-865-2223

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Crossfit

Parmi nos lecteurs avides de CrossFit, un titre comme ça n’a rien d’évocateur, mais sur un site comme T-Nation, mieux connu pour leurs articles sur la musculation pure, ça peut faire l’effet d’une bombe. Avec la permission du bien connu Christian Thibaudeau (auteur, athlète, préparateur physique de joueurs de la LNH, NFL et nombres d’autres sports de niveau élite et plus récemment coach de force pour Alex Vigneault et Carol-Ann Reason-Thibault), on vous offre la traduction de cet article que vous allez adorer… et que les haters vont hater. Vous trouverez la version originale ici.

 

Le Point du Vue des Haters

Il y a pas si longtemps, j’en étais un. Un anti-CrossFit.

Puis j’ai commencé à coacher certains athlètes élites de CrossFit, je l’ai essayé moi-même, et j’ai porté ma propre analyse pour améliorer mon coaching avec ces derniers.

Je ne sais pas pourquoi il y a encore des ennemis du CrossFit. À une certaine époque, l’attitude de quelques CrossFitters en particulier aurait pu être la raison. Mais cette attitude n’avait rien d’anormal pour un groupe de gens qui font une activité marginale. Maintenant qu’il est devenu plus commun, les attitudes élitistes ont toutes disparues. Et les athlètes de haut niveau actuels sont parmi les gens les plus humbles, accessibles, ouverts aux suggestions, et serviables que j’aie rencontré.

Mais qu’en est-il de la forme et de la programmation!?

Sled Pull

Les haters soulignent également la programmation et la mauvaise forme utilisée pendant les cours de groupe. En fait, c’est beaucoup mieux maintenant. En tant que groupe, les CrossFitters, même récréatifs, sont généralement toujours à la recherche d’amélioration.

Mes cours d’haltérophilie sont toujours pleins de « Rogers Bontemps » qui ne veulent qu’obtenir une meilleure technique, et c’est de même avec les classes de gymnastique donnés par mon ami. Et franchement, j’ai vu tout autant de mauvaise forme dans les gymnases commerciaux avec des gens qui s’entraînent en culturisme.

Une mauvaise forme pour des bicep curls et des élévations latérales me parait bien plus stupide que ce qu’on aurait pu voir à l’époque dans les classes de CrossFit.

Haters soyez damnés, le CrossFit est là pour rester. Il est en constante augmentation de popularité et atteint maintenant une acceptation globale, ce dont aucun sport de lifting n’ait jamais pu se vanter. Pour cette raison, il est là pour rester.

Pourquoi est-il si populaire? Pourquoi sont de plus en plus de gens désireux de se remettre en question et souffrir autant sur une base quotidienne? Voici les principales raisons.

Le syndrome Joe Buck

Joe Buck

Il ya plusieurs années, j’entraînais un commentateur sportif de la télévision, Joe Buck. Joe commentait le baseball et le football. Il aime le sport et se mêle avec les athlètes actuels et anciens tout le temps. Mais il n’est pas un athlète lui-même.

Je me souviens un jour après l’une de nos sessions (j’utilisais beaucoup de complexes, de sled pulls et de pneus de tracteur même à l’époque), il était vidé. Et il me dit, « Vous savez ce que j’aime de nos sessions? Je repars toujours avec l’impression d’avoir accompli quelque chose. »

Tout est dit. Beaucoup d’entre nous veulent se sentir comme si nous avons accompli quelque chose dans la salle de gym. Nous voulons nous sentir comme des athlètes.

Nous sommes tous un peu comme Joe Buck. Nous aimons le sport, admirons les athlètes, et peut-être même voulions en être un, mais avons manqué de compétence.

Dans les entraînements de type CrossFit, vous faites des tonnes de mouvements athlétiques qui vous font sentir comme un athlète. Vous ne pouvez obtenir le même sentiment avec la musculation ou l’entraînement quotidien « moyen ».

Cela peut aussi expliquer pourquoi les courses à obstacles fleurissent un peu partout.

Le Principe Pokemon

Rope Climb

Vous souvenez-vous du slogan Pokemon? «Collectionnez-les tous. »

Je suis trop vieux pour recueillir des jouets Pokémon, mais j’ai vécu la même chose avec les cartes de baseball. C’était si excitant d’obtenir une carte que nous n’avions pas. Vous étiez un pas de plus vers l’obtention de la collection complète. Nous étions tous prêts à acheter 10-15 paquets juste pour obtenir une carte qui nous avait échappé.

Vous trouverez un phénomène très similaire dans le CrossFit: Collectionnez toutes les compétences.

Il est commun d’entendre quelque chose comme, « Avez-vous vos muscles-ups? » ou « Comment est ton squat snatch? »

CrossFit FemaleChaque mouvement complexe prend un certain temps à «obtenir». Et c’est amusant quand vous en avez enfin réussi un nouveau, vous vous rapprochez de la maîtrise de toutes les compétences nécessaires pour être un bon CrossFitter. C’est la même frénésie que l’obtention d’une carte ou un Pokemon qui manquait à votre collection.

La différence avec les compétences est que vous avez à travailler dur pour les acquérir. Donc, c’est encore plus gratifiant. Quand ma femme a terminé ses premiers rope climbs, elle en a parlé pendant des jours et a même insisté pour que je me rende au gym avec elle pour me montrer.

Les compétences qui sont plus complexes exigent beaucoup de sous-compétences que vous devez progressivement acquérir pour atteindre le but final. De cette façon, vous obtenez réellement le sentiment que vous avancez dans la bonne direction – pas que vous avancez dans le beurre. Lorsque les gens s’excitent autant pour quelque chose, vous savez que vous tenez quelque chose de bien.

J’attends encore que quelqu’un s’emporte d’avoir enfin réussi un tricep kickback ou un bicep curl: « Ouais bro, je travaille là dessus depuis deux mois, mais j’ai finalement réussi mon premier preacher curl! »

Le Camp d’entraînement

Airdyne Bike

Une des façons les plus efficaces pour faire une équipe d’un groupe hétérogène est de leur faire vivre l’enfer. Ceux qui souffrent ensemble se tiennent ensemble. Ceci est un principe qui a été utilisé pour les sports militaires et d’équipe pour ce qui semble être une éternité.

Vous trouverez la même chose dans les classes de CrossFit: les gens qui travaillent dur et souffrent ensemble développent un sentiment de proximité et d’appartenance. La plupart des êtres humains veulent se sentir comme s’ils appartiennent à quelque chose. C’est un besoin de base que nous avons et le CrossFit est conducteur à cela.

Je ai vu des groupes de personnes qui ne se connaissent pas, venant d’horizons très différents, former de nouveaux groupes d’amis lors de sorties de groupe, barbecues et autres, ensemble.

Un autre besoin humain fondamental est la reconnaissance. En travaillant dur avec les autres à faire les mêmes choses, vous obtenez un sentiment qu’ils vous respectent et vous comprennent. Et cela est aussi une très grande chose.

Bien sûr, il y a du marketing dans tout ça, mais de combler de nombreux vides entre les besoins psychologiques fondamentaux des individus est une raison beaucoup plus importante pour le succès de CrossFit. C’est également pourquoi il est pas une mode passagère.

Donc, si vous êtes un hater, vous allez avoir mal longtemps. Parce que le CrossFit est là pour rester.

CrossFit

CrossfitDay to life

Quand tu es une femme et que tu dis à des non-crossfiteux que tu fais ce sport appelé Crossfit, tu as droit à deux réactions.

1- La réaction impressionnée. Ah oui, cool, moi je serais jamais capable de faire ça, suivi de la question, tu lèves combien ?

2- La réaction étonnée semi-effrayée. Ah ouin, mais t’as pas peur de perdre ta féminité, c’est des bêtes les femmes qui font ça, elles sont bin trop musclées.

Quand j’ai commencé, il y a de cela presque 2 ans, j’avais droit à 90% du temps de la réaction numéro 2. Moi, déjà insécure de devenir ulra-musclée et avoir l’air d’un homme en robe, je me voyais patiner super fort pour convaincre les autres que moi ça serait différent. Que je ne me rendrais pas là, que mon but c’est pas de lever 2 fois mon poids, mais juste me tenir en forme et faire quelques petites compétitions juste pour le fun… mais au fond de moi, je savais que tout ce que je disais à voix haute, aux non-crossfiteux, c’était dans le fond des arguments que moi j’essayais de me faire avaler.

J’ai commencé en perdant du gras, comme pas mal tout le monde qui commence le Crossfit et qui ont un minimum de bédaine à perdre et là j’ai commencé à faire des choses qui me semblaient impossible, seulement quelques mois auparavant. Faire un Strict Pull-up, après un Strict Handstand push-up, après des Muscle-ups sans parler de faire mon premier deadlift qui pesait aussi lourd que moi et mes premiers cleans et Snatchs et là…. merde… plus que ça allait et plus que j’aimais ce que je voyais dans le miroir mais surtout au gym. Je commençais à faire tous les WODs RX et les finir… j’en voulais plus.

En parallèle, on va être honnête, j’ai changé physiquement, énormément. J’ai des triceps et des biceps apparents, j’ai des grosses cuisses musclées, j’ai des traps (trapèzes) et on parle même pas de la définition de mon dos. Ma garde-robe a fait un 180 degré, mes goûts ont changés aussi, pourtant, étrangement, je ne me suis jamais senti aussi féminine qu’aujourd’hui. La femme musclée et forte que je suis. Maintenant, je reçois 90% de la 1ere réaction quand je dis que je fais du Crossfit et quand je reçois la 2e réaction, je ris et je dis que si je grossis et que ça fait de moi une meilleure athlète et une femme plus forte et bien dans sa peau, j’aurai réussi.

Le Crossfit, pour les femmes, c’est une façon de s’exprimer, de se dépasser, même parfois de se prouver à soi-même que le mur qu’on vient de défoncer, c’était seulement notre imagination qui le mettait là. Le Crossfit ça change la perception de l’idéal physique. Ça ne dit plus, je veux ressembler à telle ou telle actrice, ce n’est plus jalouser sur le physique des autres, c’est de se concentrer sur ses performances et changer ses priorités. Vouloir lever plus lourd, courir plus vite, être meilleure, toujours la meilleure de nous-mêmes. Focuser sur le vide que nous pouvons faire l’instant d’un WOD, souffrir en masse, même pleurer parfois quand ça fait mal, mais se sentir en vie et se sentir femme.

L’image d’une femme forte physiquement mais aussi mentalement. C’est pouvoir affronter ses démons et surpasser toutes les barrières que le coach t’impose sur le Tableau Blanc et finir en sueur parterre et te dire. J’ai réussi. J’ai gagné.

Donc au fond, on s’en fous-tu de la réaction des non-crossfiteux qui jugent les femmes que nous sommes, qui ne comprennent pas la moitié de la satisfaction que ça nous apporte ? Le Crossfit fait parti de nos vies, nos muscles aussi et c’est ce qui nous rend femme.

Mon nom est Andy, Je suis une femme, je fais du Crossfit et je suis fière de mes muscles.

Image originale: http://crossfitchicks.tumblr.com/post/73521100851

CrossfitentrainementEntraînement crossfit

Vous aimez les cours de groupe mais vous sentez que vous stagnez dans vos PR? C’était mon cas après une année complète de cours de groupe. J’ai réalisé que je ne développais pas ma force. Je me suis donc jointe à l’équipe de compétition et là, je m’améliorais beaucoup! C’était des cours de 90 minutes avec beaucoup plus de techniques et beaucoup plus de force! S’entraîner avec les meilleurs aussi nous rend meilleurs, ça j’en suis certaine. J’y allais 5 ou 6 fois par semaine, car j’y voyais des résultats. Je n’allais plus au cours régulier, j’allais seulement aux Open Gym. Je m’entraînais seule, je focussais sur mes faiblesses: les ring dip, strict pull up, snatch, etc. Et puis, je me surpassais dans les cours de compétition. J’aimais vraiment ça, je me sentais dans la gang! Ma confiance augmentait et même mon style vestimentaire évoluait. Je faisais mes wod RX et je participais à des compétitions. L’esprit de groupe était mon arme pour me dépasser. Le Crossfit, c’était ma vie.

 

Peu à peu, ma vie personnelle me rattrapait. J’étais de moins en moins disponible pour ma vie sociale hors crossfit, je me dépêchais sur la route pour arriver à temps au cours et je me sentais surtout coupable quand je n’y allais pas. Bref, un jour, je me suis tannée de cette pression que je me mettais à moi-même et j’ai décidé d’avoir mon propre gym, oui oui, dans mon garage! J’ai tout acheté pour faire n’importe quel wod de CrossFit. Tout le monde a tenté de me décourager à mon gym. Les arguments: «tu n’aimeras pas ça t’entraîner toute seule»,  «Tu vas payer pour rien.» et «Tu ne seras pas capable de te motiver.» Je leur répondais: «Non, je suis motivée et disciplinée».

 

Six mois plus tard, je peux affirmer que les deux camps ont raison. Ça dépend de votre personnalité. Pour ma part, je suis encore motivée, mais mes motivations sont différentes. Avant je voulais faire des PR pour battre l’autre, avant je voulais être assez bonne pour faire des compétitions, avant je voulais montrer mon nouveau chandail, avant je voulais faire partie de la gang! Oui, ma gang me manque et le social me manque, mais l’entraînement en solo, j’aime ça. Pourquoi? J’aime me comparer à moi-même, j’aime choisir mon horaire comme m’entraîner à 22h un vendredi soir, j’aime mettre mon vieux chandail parce que personne ne me voit, j’aime cesser le crossfit pendant quelques semaines pour simplement courir sur la piste cyclable, j’aime écouter ma musique pendant que je m’entraîne, bref j’aime ma liberté.



Oui, je crois qu’on stagne plus en s’entraînant seule, mais je fais encore des PR dans mon garage, c’est juste plus long qu’avant. J’ai quand même pris la décision de m’inscrire une fois par semaine à un gym de crossfit pour ne pas perdre ma technique et pour faire un peu de social aussi. C’est important, c’est ce qu’il y a de plus beau dans le crossfit, c’est sa communauté. On tente souvent de me convaincre à m’inscrire et la tentation y est, mais ça ne correspond plus à mes besoins actuels, c’est même difficile d’y aller une fois par semaine, car c’est plus facile d’y aller chez nous. Je n’ai pas de programmation particulière, peut-être que je devrais. Mais, pour l’instant, je connais assez bien mes faiblesses. J’utilise l’application beyond the white board pour trouver des wods et je me fais une petite programmation chaque semaine. Parfois, je m’entraîne en couple, c’est plus motivant. Mais, règle générale, je suis seule avec moi-même, ma musique et mon chronomètre. Je dois vous avouer que j’ai quand même participer à une compétition amicale cet été. Donc, tout est toujours possible, ça dépend de ce que vous voulez.

Ma petite routine ressemble souvent à ça: 10 minutes de réchauffement, 20 à 30 minutes de force ou de techniques et un wod entre 10 et 20 minutes: AMRAP, FOR TIME, FGB Style, Death by, etc. L’été, j’aime faire de plus long wods. Ils sont souvent plus cardio, car j’y intègre plus de course. Connaissez-vous Chris Powell? C’est l’animateur de Maigrir ou mourir. Pour vous mettre en contexte, il entraîne des personnes obèses et il intègre souvent du crossfit dans ses entraînement. Bref, cet été, il a partagé un wod sur sa page Facebook : le fatal 40. Je me suis dit : «OK, on le fait!». Alors, le 24 août à 14h, on l’a fait dans notre garage et dans la rue, je précise qu’il faisait 28 degrés celcius sans vent! Bref, j’ai fini après 88 minutes et j’étais fière de moi parce que je l’avais complété. J’ai été très déçue de voir par la suite que j’avais oublié de retranscrire deux mouvements sur mon tableau! (voir photo: il manque les push up et les deadlifts) Donc, mon défi cet été sera de la faire à nouveau en 88 minutes mais cette fois, en ajoutant les deux mouvements manquants.

Ce qu’il faut retenir dans tout ce que je viens dire, c’est de vous écouter. Vous vous connaissez mieux que quiconque. Écoutez votre corps, votre tête et surtout votre coeur. Le crossfit pour moi, c’est synonyme de maintenir une bonne forme physique dans le plaisir en solo ou en groupe. Et pour vous, qu’est-ce que ça représente?

 

Joanie Lavoie

 

CrossfitentrainementReviews

La semaine passée, à Mississauga (ON) par affaire, je suis passé au CrossFit Select. Au départ, j’avais entendu parlé d’eux à cause d’un vidéo de Michèle Letendre pour JaktRX. En faisait mes recherches pour trouver un bon gym à visiter, j’ai vite compris que c’était plus que ça. Meilleur Team aux Canada East Regionals en 2013 et 2 présences aux Masters en la personne de Scott Snarr, le père du proprio. C’est ce qu’on appelle une famille tissée serrée!

Select Athletes

Le soir de mon passage il y avait du open gym et des cours. j’ai pris un cours avec Coach Steve qui était vraiment tout ce qu’on voudrait qu’un coach soit. Il était présent tout le long des Wods à encourager, discipliner, corriger les athlètes. J’ai jasé avec un habitué de la place qui devait avoir la 50aine, c’était vraiment impressionnant de voir tous les groupes d’âge présents à un WOD! Il est revenu me voir à quelques reprises pour voir comment ça allait, il se souciait vraiment de l’esprit de communauté dans son gym.

Le gym lui même était grand et fonctionnel mais loin des super-boxs qu’on voit ouvrir plus récemment. Pour ma part je trouve toujours ces derniers impressionnants mais les boîtes plus minimales comme CF Select ont une vibe de dur labeur, de sueur, de force et de PRs. Plein de batches différentes de plates et de barres, un rig bien usé, tous les équipements possibles pour tout le monde en même temps.

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J’ai aussi eu la chance de rencontrer plein de gens intéressants. Scott Snarr, 2 fois participant aux Games chez les Maîtres, était très content de voir de nouveaux visages au gym familial et est venu me saluer. Kevin Fraser, VP chez JaktRX, m’a appelé un taxi! D’ailleurs attendez vous à un article sous peu au sujet de ces suppléments Made in Canada.

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Le WOD était bien programmé, le warm up bien approprié en fonction de l’entrainement à venir. Pour moi c’était les strict HSPU, un nouveau défi. J’ai quand même eu le temps de pratiquer mes handstand holds sans support par la suite, ça commence à rentrer! J’ai fait le Met Con avec le scale du milieu, 115# au deadlift et 30 DUs. J’aimais bien que les WODs offrent d’emblée les différents niveaux, ça permet de s’adapter plus rapidement!

Honnêtement, je ne sais pas si je veux aller visiter d’autres box dans le secteur à ma prochaine visite, le CF Select était vraiment s’a coche. En plus, leur deal pour les visites est tout simplement d’acheter un t-shirt alors on a droit à un souvenir en plus!

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CompétitionCrossfitCrossfit Games 2015défis

Suite aux Crossfit Invitationals, Castro nous a lancé en pleine face des changements pour la saison des Games 2015, commençant avec les Opens.

Hier soir, Crossfit Games a fait une publication pour clarifier tous les changements pour la prochaine année. Notez qu’il y a plusieurs changements, mais que ce n’est pas nouveau puisqu’ avec la popularité grandissante du sport à chaque année, les décideurs se doivent de toujours réviser la donne pour s’assurer que ce soit toujours la crème de la crème qui se rende aux Games. Il ne faut tout de même pas oublier que les Games c’est comme les Olympiques de notre sport…

OPENS

Première étape. Vraiment excitant, accessible à tous ! On ne peut pas dire la même chose pour le reste des sports. Les 17 régions bien connues restent intactes, mais les compétiteurs se divisent maintenant en deux catégories. RX et Scaled (Poids prescrits ou adaptés). Donc, si Julie 24 ans en est à ses premiers mois de Crossfit et sait pertinemment qu’elle n’est pas du calibre RX, elle peut faire la compétition comme tout le monde mais dans la division adaptée. ATTENTION ! Les organisateurs donneront clairement les choix d’adaptation pour les WODs, les personnes ne peuvent pas seulement adapter à leur guise. De ce fait, il y aura un leaderboard Scaled, un RX et un OVERALL. Si Kim fait 1 seule répétition dans le WOD 15.1 dans la catégorie RX, elle sera devant la meilleure personne de la catégorie Scaled. Donc la dernière position de la catégorie RX sera classé avant la meilleure personne de la catégorie Scaled. C’est assez logique puisque Kim choisit de se challenger avec les même poids que les Athlètes de haut calibre et ici Castro veut encourager les PR et les premières répétitions en Chest-to-Bar ou Musle-Up.

RÉGIONAUX

Les années précédentes, il y avait 48 Hommes et 48 Femmes de chacune des 17 régions qui se rendaient à l’étape régionale. C’est ici que le gros changement s’opère.

Classement pour les Régionaux

Dans les 17 régions représentés aux Opens, 20 femmes et 20 hommes passeront à l’étape suivante. (Notez ici qu’il y a des exceptions comme l’Asie et l’Australie pour le nombre de représentants).

Régions jumelées

À cette étape, les 17 régions en deviennent 8. Pour le bien de la cause, je vais continuer l’explication avec notre région, l’Est du Canada. Notre région sera maintenant jumelée avec la région North East des États-Unis. Chaque région d’origine apportera 40 athlètes (20 hommes et 20 femmes) pour compétitionner dans l’étape régionale. Chez nous, cette région sera nommée Région de l’Est (East Regional).

GAMES 2015

Les athlètes aux Games cette année seront les top 5 femmes et 5 hommes de chaque région. (Encore ici les nombres sont différents dans la région du Pacifique -Australie et Asie). Le changement permet d’équilibrer le niveau des athlètes et de s’assurer d’avoir les meilleurs athlètes au monde lors de l’événement. En 2014 par exemple, des athlètes comme Samantha Briggs (Europe) et Lindsey Valenzuela (So Cal) auraient dû êtres aux Games, mais leurs régions étaient plus fortes et le nombre de positions, restreintes.

ÉQUIPES ET MASTERS

Avec l’explication ci-haut, vous comprenez le principe. Par contre, le point à mettre au clair, qui selon moi est simple, est qu’aucun membre de l’équipe ou aucun master ne peut se qualifier pour les régionaux s’ils ont choisis 1 WOD adapté. Tout doit être fait comme prescrit.

ADOS

Nouveauté aussi cette année. Il y aura des WODs pour les adolescents entre 14 et 17 ans qui veuillent participer aux Opens seulement. Si ceux-ci souhaite faire partie d’une équipe, ils doivent participer dans la catégorie adulte et envoyer un email à l’organisation pour faire faire le changement.

crédit photo: http://www.huffingtonpost.com/o-CROSSFIT-facebook

L’Athlète intermédiaire oublié ?

Les athlètes intermédiaires  se sont sentis ébranlés par la nouvelle, moi y compris. Les Régionaux sont 2 fois moins accessibles que les années précédentes. Auparavant, il y avait 48 places par région, maintenant 20. Certains s’entraînent comme des forcenés depuis 1 an ou même 2-3 ans pour atteindre les Régionaux, sachant pertinemment qu’ils ne feraient pas le poids pour un classement aux Games.

La saison des Games est intéressante parce que ce sont des étapes où l’entonnoir se fait de plus en plus petit pour ne retenir que les meilleurs athlètes. Dans n’importe quel autre sport, les monsieur-madame tout le monde ne peuvent même pas espérer faire ce que les athlètes olympiques font. Soyons honnêtes, c’est la beauté du sport: on comprend la souffrance peu importe le niveau de la personne… on fait tous la même chose.

Que Castro décide de changer le processus est plus que normal, pour séparer les vrais athlètes des athlètes intermédiaires.

Donc, dans cette annonce, l’athlète débutant est content, le vrai athlète se voit dans un nouveau challenge encore plus féroce et l’athlète intermédiaire est frustré. Qu’est-ce qu’on va faire ? Notre rêve de gloire aux Régionaux n’est plus aussi accessible… aussi bien baisser les bras moi je dis. (gros sarcasme ici, merci.) Dans cette situation, je vois 2 options.

1- Baisser les bras, abandonner et tout scrapper l’essence du Crossfit qui pousse les gens à connaitre la meilleure version d’eux-même, et se mettre au Pilates. Désolé, je suis encore dans le sarcasme, vous comprendrez plus tard pourquoi.

2- Réviser les priorités et objectifs. Le Crossfit, et surtout la saison des Games, c’est se préparer à l’inconnu. C’est difficile se faire des objectifs de classement quand tu ne sais pas s’il va y avoir 1000 nouvelles personnes dans l’Est du Canada et surtout ce que seront les WODs. Par contre, tu peux voir tes priorités et te fixer des objectifs selon tes priorités:

-Te rendre aux Régionaux

Travaille fort. Engage un coach compétent pour faire tes suivis, ne triche pas, ne lâche pas, travaille tes forces et consolide tes faiblesses devient un maître dans ton sport. Tu te dois d’être irréprochable, surtout si en 2014 tu étais dans le top 100 et que tu souhaites sincèrement que 2015 soit ton année. Je n’ai pas la science infuse, mais je suis presque certaine qu’il faut travailler pour avoir ce qu’on veut dans la vie et être dédié et passionné.

-Être le meilleur de toi-même et compétitionner

Est-ce qu’il te faut vraiment une participation aux Régionaux pour ça ? Tsé, je ne juge pas, mais il y a d’autres compétitions vraiment intéressantes. Je pense à la FTL (accessible partout au monde) ou au Québec, Zoo Battle et Fire Breather pour n’en nommer que 2. Tu peux te pousser, avoir ton moment de «gloire» et devenir le meilleur de toi-même dans ton sport avec d’autres compétitions que les Games. Tu sais que dans les autres sports, ce n’est pas tous les athlètes qui vont aux Olympiques? Ok. Mon point est fait.

-Avoir une vie saine et équilibrée

Ah ! Tu veux perdre ton bide et le Crossfit te permet d’avoir une vie saine… Mais tu t’entraînes 6 soirs par semaine, mange strict paléo et tu dors 8h par nuit pour te préparer aux Open, année après année. Laisse-moi être un peu directe pour cette partie. Je suis fière de toi pour cette persévérance, tu pars de loin, tu n’as jamais été mieux dans ta peau, mais tu restes dans la moyenne et j’entends ici 1000e sur 2000-3000 aux Open l’an dernier. C’est VRAIMENT bien. Tu dois être fier de toi, mais soyons réaliste ici. Tu ne mets pas de place pour ta famille et tes amis dans ce type de vie, tu ne te permets pas grand chose parce que tu pars de plus loin et que tu dois travailler plus fort que les autres pour atteindre ton but. Mais SVP, focus. Les régionaux sont si loin devant.. est-ce que c’est un objectif réaliste et sain ? À court-terme ? Peut-être pas. Réduis tes séances à 4-5/semaine et sors prendre un verre avec tes amis le vendredi soir. Tu as le droit, tu travailles si fort. Rien ne t’empêches de faire les Open, tu les feras probablement avec la majorité des gens à ton Box mais seigneur, enlève-toi un peu de pression.

Les objectifs peuvent être jumelés, mais il faut faire ses objectifs selon ses priorités de vie. Moi, je suis dans la catégorie qui veux compétitionner. Je veux définitivement être la meilleure version de moi-même, mais je veux avoir une vie saine et équilibrée. Est-ce que je vais faire les Open en 2015 ? Oui. Est-ce que je vise les Régionaux ? Non. Je vais probablement participer à la 2e saison de la FTL et probablement une autre compétition, peut-être en équipe. Je m’entraîne 4 à 5 soirs par semaine et je ne me sens pas mal si je vais manger de la pizza un soir. Je mange définitivement 90% Paléo, mais le 10% est là pour me faire plaisir.

En gros, cher athlète intermédiaire, cette annonce n’est pas la fin du monde, mais peut-être l’opportunité d’ouvrir tes horizons, rétablir tes objectifs et réviser tes priorités. Tout le monde mérite de briller dans son sport, à sa façon. Célèbre chaque petite victoire, chaque PR selon ton rythme. Chaque PR est valide et se doit de te rendre fier.

Ne lâche pas, cher athlète intermédiaire, c’est peut-être toi l’inspiration d’un athlète débutant, qui sait ? Tu es peut-être la motivation d’un des woddeux à ton box. Penses à ça !

CompétitionCrossfitEntrevues

L’an dernier lors des Crossfit Games, Dave Castro expliquait en entrevue qu’en 2015, il souhaitait changer les choses un petit peu. Malgré que les Crossfit Games existent depuis 2007, les Opens eux existent seulement depuis 2011. Après 4 ans, il y a eu tellement de participation et surtout beaucoup d’athlètes de qualités qui se sont rendus aux Games et d’autres que non, dû au nombre restreint de «spot» dans leur région.

Hier se tenait les Crossfit Invitationals. 4 athlètes par pays sont invités pour compétitionner et représenter leur pays : États-Unis, Canada, Europe et Australie ont performés 5 wods en 2 heures. À gagner, l’honneur d’être l’équipe la plus en forme du Monde.

À la fin de cette compétition, Dave Castro a lâché une bombe en expliquant une partie des changements apportés lors des Opens et Régionaux de 2015. Certaines régions seront regroupés en «super régions» comme par exemple :

SoCal et NorCal : Californie. Chaque sous-région amèneront leurs top 20 femmes et top 20 hommes pour disputer les 5 places disponibles pour les Games.

Ce changement se verra dans d’autres régions comme l’Ouest Canadien avec la région Nord-Ouest Américaine et l’est Canadien avec le Nord-Est Américain. Les changements visent aussi l’Asie et l’Australie, l’Afrique et l’Europe.

Castro expliquait que l’Australie et l’Asie seraient traités différemment en terme de participant aux régionaux soit; Australie apporte 30 athlètes et l’Asie, seulement 10.

L’idée de remanier les régions est d’être capable d’avoir 40 athlètes incroyablement forts compétitionnant en 4 vagues.

Aussi, une partie de l’annonce de Castro impliquait que pour la toute première fois, lors des Crossfit Open, il y aurait une catégorie «scaled» où Monsieur-Madame tout le monde pourront participer avec des poids moindre.

Il y aura aussi le couronnement d’Etat et champions nationaux à l’issue de l’Open, qui est conçu pour isoler le gagnant de chaque État et pays.

A ce stade, les détails les plus fins sont toujours encore à finaliser, y compris l’emplacement des «Super régionaux» et les dates des CrossFit Games Open.

Plus de détails devraient être annoncés plus tard.

À suivre…

Source d’informations:  http://therxreview.com/

CompétitionCrossfitCrossfit Games 2014entrainementEntraînement crossfit

Les Régionaux sont derrière nous et la grande finale des Games est maintenant dans les livres. Pour la plupart des athlètes en Crossfit cela signifie la fin de leur «saison». Après quelques voyages bien mérités au buffet «all you can eat»  (non-paléo) et au bar (anti-Zone) de votre choix, vous pouvez maintenant contempler ce qui vous attend afin de commencer à préparer votre assaut sur les Opens 2015. Une rétrospection intelligente sur vos plus récents points forts et points faibles vous permettra d’identifier les principaux éléments autour desquels doit se fonder votre programmation. Par conséquent, les prochains mois seront très précieux pour jeter les bases de nouveaux progrès et atteindre vos objectifs.

Opens, Regionals, Games, repeat.

Ce n’est pas par hasard que j’emploie des termes tels que programmation, saison et Crossfit dans le même paragraphe. Au-delà de la communauté, les box, et les derniers Nano 3 ou 4, même pour les athlètes novices de compétition, le Crossfit est considéré comme un sport. Malgré la vieille devise de  «tout, partout, à tout moment, » l’évolution du Crossfit et les avantages financiers subséquents aux athlètes d’élite ont changé la façon dont la majorité de la communauté s’entraine : Opens, Regionals, Games, repeat.

Bien qu’auto-proclamé comme un sport, le Crossfit a réussi à réduire au silence certains de ses détracteurs. Nous voyons maintenant des CrossFitters offrir des performances qui rivalisent les meilleurs résultats de ces modalités/sports individuels à partir desquels il provient. Il est devenu difficile d’utiliser la fameuse réplique «Jack of all trades, master of none » (bon dans tout, maître dans rien) alors que Jack peut épauler plus de 350 livres, faire des push ups sur sa tête ad vitam eternam et courir un 5 km plus vite que n’importe quel membre SWAT. Fondamentalement, vous avez maintenant plus de 200 000 personnes se préparant et travaillant de leurs propres moyens, poussant leurs propres limites 1 rep à la fois d’ici l’annonce de 15.1.

…les outils que nous utilisons pour rendre un joueur de football rapide, un joueur de hockey plus agile, ou un combattant de MMA plus puissant ne pourraient-ils pas améliorer les besoins spécifiques à la performance des crossfitters?

Ceci étant dit, en tant que propriétaire d’un centre de performance sportive et enseignant de coachs, c’est avec beaucoup d’enthousiasme et même de soulagement que j’accueille le Crossfit dans le vaste monde du sport. Permettez-moi de m’expliquer. Tout d’abord, ce sentiment de soulagement est lié à la suppression du statut de «concurrent» par les Crossfits environnants (dont il existe au moins une douzaine dans un rayon de 15 km). Bien que je ne jure que par la formation fonctionnelle, et malgré ne pas être une box Crossfit officielle, la clameur de l’haltérophilie et la vue de pneus de tracteur ont été suffisants pour sonner l’alarme dans les box environnantes. Ceci, cependant, a cédé la place à la curiosité et le questionnement. Car si nous sommes spécialisés dans la performance sportive, les outils que nous utilisons pour rendre un joueur de football rapide, un joueur de hockey plus agile, ou un combattant de MMA plus puissant ne pourraient-ils pas améliorer les besoins spécifiques à la performance des crossfitters?

L’analogie la plus commune que j’explique à ces athlètes et leurs entraîneurs est celui de notre rôle dans le développement des joueurs de basket-ball. Je suis pourri au basket-ball. Je ne peux pas exécuter un lancer franc pour sauver ma vie et mon lay up de  5`11 « , 210lbs est loin d’être élégant. Mon idée de jouer avec un ballon est d’épauler une pierre d’Atlas. Cependant, en tant que coach de performance, mon rôle est d’évaluer le joueur, analyser les exigences du sport, plus précisément les besoins spécifiques de sa position, afin d’établir un programme destiné à améliorer les capacités de cet athlète et réduire le risque de blessures en pré saison, en saison, et hors saison. Je ne leur enseigne pas leurs cahiers de jeux, je ne travaille pas sur leur dribble, et je ne corrige pas leur technique de lancer de 3 points. Ce que je fais est de les rendre plus fort, plus rapide, plus agile, plus stable et d’assurer qu’ils ont suffisamment d’essence dans le réservoir pour pousser à fond tout un match. Tous les éléments techniques que leurs entraîneurs souhaitent mettre en œuvre sont plus faciles à appliquer quand leurs capacités athlétiques sont optimisées. Je tiens également à souligner l’importance du fait que je travaille avec les entraîneurs plutôt que contre eux. Ce sont eux qui prennent les décisions derrière le banc et ils ont des attentes spécifiques de chacun de leurs joueurs.

…les fondamentaux restent les mêmes.

Donc, pour en revenir à nos athlètes affamés de WODs plein de craie, comment cela se traduit-il? Malgré le sport de Crossfit étant composée de nombreux exercices d’halterophilie avec de la course, de la plyométrie, de la gymnastique et du strongman de temps en temps, le processus est le même. Voici où mon enthousiasme en tant que spécialiste de la performance sportive prend son envol. Tu parles d’un défi fou qui met toutes mes connaissances et mon expérience à l’épreuve! Construire un athlète de la posture en montant, dans une machine qui ferait honte à plus d’un décathloniens olympiques: la vitesse d’un receveur, la force d’un haltérophile, l’endurance d’un triathlète et la conscience posturale d’une nageuse synchronisée. Pas de problème… n’est-ce pas?

Bien que les nombreuses facettes du Crossfit peuvent sembler insurmontables quand il vient à la conception du programme, les fondamentaux restent les mêmes. l s’agit d’évaluer les besoins, identifier les faiblesses, les priorités, établir des plans et mettre des programmes en pratique. Cela peut également être accompagnée par des concours choisis stratégiquement utilisés comme marqueurs tout au long de l’année précédant les Opens / Régionaux / Jeux en fonction de nos objectifs réalistes. Avec des phases spécifiques comme toute autre préparation sportive, il faut distinguer le travail hors-saison de la spécificité pré-saison et de l’entretien en saison ou « limiter les dégâts ».

Concrètement, le processus d’évaluation et la création de programmes est un peu plus complexe que d’ajouter un peu de squats avec une pincée de box jumps. Cependant, en adressant les éléments clés du Crossfit tels que les systèmes d’énergie, les compétences techniques et les exigences motrices tout en analysant la posture, la mobilité des athlètes et les lacunes des patrons moteurs, tout en priorisant l’intégrité structurelle et la force, nous sommes en mesure de planifier méthodiquement un programme de conditionnement qui nous permet d’être prêt pour le chaos inattendu et Castro-esque qu’est le Crossfit.